ARDBEG 12 ans 1975 Connoisseurs Choice

Isaly Single Malt – 40%, 75cl

Cette version distillée en 1975 fut introduite sur le marché à la fin des années 80 par Gordon & MacPhail, à une période où la distille- rie cessa toute production (1981-1989). A cette époque, l’existence d’Ardbeg en tant que « single malt » repose davantage sur les mises en bouteilles des négociants que sur les rares versions offi- cielles de ses propriétaires : Hiram Walker & Sons. Trois négociants ont ainsi permis à la distillerie d’émerger sur le marché entre le début des années 80 et la fin des années 90 : Gordon & MacPhail, Cadenhead et Signatory Vintage. Ces trois négociants disposaient de barriques couvrant vingt années de production (1959 à 1979) de la distillerie, des embouteillages parmi les plus recherchés aujourd’hui.

Couleur : bel orangé

UGS : 105 Catégories : , , , ,

Description

c’est avec beaucoup de franchise et de force qu’il exprime son identité insulaire. Si certains agrumes dont le citron et le pamplemousse rose lui coupent la parole, il n’est pas question ici de badiner avec le chêne brûlé ni les cendres froides. D’ailleurs, n’y aurait-il pas une certaine âcreté dans son propos ? Peu importe, c’est un véritable séducteur en blouse blanche qui se présente ainsi. Son parfum embaume l’espace de notes de camphre, d’eucalyptus, de menthe et de réglisse (en bâton). Il troque ensuite sa blouse pour un ciré jaune, défiant les éléments, par une journée de grand vent avec pour seules compagnies, les embruns, le sable humide et l’écume des vagues. Soudain tiraillé par la faim, il se coiffe d’une toque et assiste au spectacle savoureux d’une tarte aux poires et crème amandine en train de roussir lentement dans le four.

du gras, de la douceur. Trop peut-être. Il faut excuser son degré qui, un court instant, laisse entrevoir une note de carton. Puis c’est un long monologue qui a pour seul et unique objet, la tourbe. Elle délivre une quantité infinie de phénols chargés de notes marines, végétales (bruyère) et de crustacés fossilisés. Sa combustion est, elle-même, perceptible. On passe ainsi sans transition du registre du bois brûlé, à celui du barbecue, et du lard fumé. Il n’est pas question ici d’évoquer pudiquement un quel- conque caractère minéral, non il s’agit bien d’hydrocarbures. Et que dire de ces notes de cendres grasses encore tièdes tapissant les parois du four à tourbe. C’est stupéfiant de réalité. Un concentré d’Islay au fond du verre. Palais sensibles, s’abstenir.

on est ni plus ni moins dans le feu, non pas de l’action, mais de la tourbe aux premières heures du séchage. Et c’est debout sous la pagode, en son centre, les pieds dans l’orge sur le planché perforé, que l’on se fait littéralement enfumer. Le caractère marin (crustacés) se fait de plus en plus précis. Longtemps après les arômes de cendre tapissent toujours et encore le palais. Fou !

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